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Je vous invite à lire les différents articles postés en cliquant sur la liste déroulante nommée : "Articles". 

Quelques uns se retrouvent aussi ci dessous.

Et je vous invite à visiter ma page FB  @LaurenceSolalPsychotherapie, où ces articles sont relayés, ainsi que de nombreux autres posts. Vous pourrez y laisser des commentaires... que je lirais avec Joie.

Au plaisir d'échanger avec vous...


Une personne en devenir   (article de 2016)

"C'est en faisant que l'homme se fait" disait Lanza del Vasto, philosophe non-violent et disciple de Gandhi ... ou "C'est en forgeant que l'on devient forgeron" disait plus simplement mon père !

Avec l'ouverture de ce blog, je lance, en cette année 2016, officiellement mon activité de thérapeute. Et c'est non sans quelques hésitations que je construis ce blog, "vitrine" de ma nouvelle activité. J'insiste sur "ma", car c'est la première fois que je lance ma propre activité professionnelle.

Et je réalise, concrètement, combien proposer la thérapie - centrée sur la personne - nécessite un engagement total de tout mon être. Ce blog ne présente pas seulement la professionnelle que je suis, mais aussi, certains aspects de la personne que je suis aujourd'hui... ainsi que la thérapeute "idéale" que je souhaite devenir (je vous invite à relire les articles précédents : Aimer la main ouverte et Les thérapeutes d'Alexandrie).

En tant qu'infirmière, j'ai toujours travaillé pour une structure existante. Ce métier étant très recherché, je n'ai jamais eu besoin d'insister pour être embauchée.
À présent, thérapeute à mon compte, je dois "faire ma promotion" afin d'être vue, trouver ma place et être reconnue. Et cela - me "promouvoir" - est totalement nouveau pour moi. C'est à la fois risqué et excitant, un mélange de peur et de curiosité, d'inconnu et de nouveauté.

Peut-être vous demandez-vous pourquoi je partage cela ?
Je réalise, un peu surprise, que cet engagement dans cette nouvelle activité me transforme de l'intérieur.
Créer ce blog, montrer sur le net celle que je suis à ce jour et celle que je souhaite devenir, m'engage, face à vous. Vous en êtes les témoins.
Et cet engagement me transforme profondément : je sens comme une structure de plus en plus solide en moi, une force intérieure qui se développe, une confiance profonde qui s'installe et qui grandit.

En vous parlant de cette transformation structurante qui s'opère en moi, à travers le lancement de mon activité de thérapeute, c'est une manière concrète de vous partager ce que je souhaite pour chacun-e, et plus particulièrement pour les personnes que j'accompagne.
C'est un exemple concret, tiré de mon expérience actuelle : ainsi se manifeste ma tendance actualisante (force intérieure qui tend/pousse au développement de la personne) :

"Toute la théorie de l'Approche centrée sur la personne repose sur une confiance fondamentale dans l'être humain, dans sa tendance vers un développement constructif et positif, de plus en plus complexe, et dans sa capacité à réaliser toutes ses possibilités intrinsèques, comme n’importe quel organisme vivant qui tend vers la croissance (growth), tel le gland qui contient déjà en potentiel l’immense chêne qu’il deviendra pourvu qu’existent des conditions favorables : que la graine repose sur de la bonne terre, qu’elle reçoive de l’eau et de la lumière. 

C’est ce qu’on appelle la tendance actualisante (ou tendance à la réalisation de soi), notion clé pour la psychologie humaniste à rapprocher du concept d'autoréalisation d'Abraham Maslow La tendance actualisante est présente dans tous les organismes vivants. Certes, elle peut être déviée, elle peut rencontrer de nombreux obstacles, elle peut être confrontée à des circonstances adverses, mais cette force de croissance reste toujours à l’œuvre tant que l’organisme est en vie." - Wikipédia -


J'aime beaucoup cette citation, elle me donne confiance en la Vie.
 
Afin de terminer avec l'exemple décrit ci-dessus, tiré de mon expérience actuelle, je dirais qu'une transformation profonde se fait en moi avec le lancement de cette activité. Celle-ci me pousse à mettre en place des actions extérieures concrètes (démarches administratives, création du blog, cartes de visite, flyers, démarches auprès d'institutions, etc) et ces actions me transforment de nouveau à l'intérieur et me procurent joie et confiance. Un cercle vertueux se met en marche : c'est le développement de la personne, mu par la tendance actualisante.

Et pour amorcer ce cercle vertueux, il est parfois nécessaire d'oser...
Oser faire un pas de côté... qui risque de nous emmener sur un chemin inconnu...
L'inconnu est à la fois excitant et paralysant... Généralement, nous sommes à la fois attirés par la curiosité et l'excitation de la découverte, et paradoxalement cet inconnu nous effraye plus ou moins, nous freine voire nous paralyse.

Peut-être alors, lorsque nous sommes freinés ou paralysés, est-ce le bon moment pour commencer un accompagnement et oser visiter cette part "inconnue" de soi avec un thérapeute...

(P'tit coup de pub ;-) : vous pouvez me contacter en cliquant ici !)

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Aimer la main ouverte... 

"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager l’ouverture. Le papillon, libéré, sortit du cocon et battit des ailes... mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante, c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement. Apprendre à aimer la main ouverte est une tout autre démarche. C’est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et de la patience. J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime. Parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder. Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre. Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures. Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu’un. Une protection et une sollicitude excessive peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : "tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens, je suis responsable de toi." Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime : "Je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi, ou tu peux développer, la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin, je t’aime tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi dans la joie, dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, je ne te demanderai pas de ne pas pleurer, je répondrai si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas si tu peux marcher tout(e) seul(e). Je serai prête à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi. Parfois, je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d’être irritée de nos différences ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être". J’apprends à dire cela à ceux que j’aime et qui sont importants pour moi, que ce soit avec des mots ou par ma façon d’être avec les autres et avec moi-même. Voilà ce que j’appelle aimer la main ouverte. Je ne peux pas toujours m’empêcher de mettre mes mains dans le cocon, mais j’y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi."

Ruth Sanford (1906-2001) fut enseignante, chercheur et psychothérapeute. Dès 1972, elle fut activement impliquée dans le travail de Carl Rogers et participa à de nombreux ateliers internationaux en qualité de co-facilitatrice.

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" Être malade c’est être à côté de son vrai désir, et la santé c’est être proche de son désir le plus intime, le plus essentiel.
Ce n’est pas évident de découvrir notre véritable désir, de le désidentifier du désir de notre environnement, de notre père, de notre mère, de tous ceux qui ont marqué et marquent encore notre existence.
Qu’est-ce que je désire vraiment ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Si l’on peut répondre à cette question l’on ne se porte pas si mal.
On va chez les Thérapeutes pour arrêter de désirer du désir des autres, pour sortir des désirs de l’environnement qui nous manipule, des désirs qui dans notre inconscient agissent à notre place, ce qui nous déséquilibre, nous rend plus ou moins schizophrène, c’est-à-dire nous sépare de notre être et de notre désir essentiel.
Chez les Thérapeutes il nous est offert un lieu, un espace où on peut se poser la question : « Qu’est-ce que je désire vraiment, quelles sont les valeurs qui orientent ma vie ? » "

Extrait d'un magnifique texte de Jean-Yves Leloup sur les Thérapeutes d'Alexandrie (cliquer ici pour le lire en entier) afin de vous donner une idée de la thérapie à laquelle j'aspire (en toute humilité bien entendu...).